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Manger mieux, pour soi et pour la planète

01 juin 2026 - Par Nautilus Plus

Temps de lecture 4 minutes

Pendant longtemps, on a surtout parlé de l’alimentation en matière de calories, de gestion du poids ou d’énergie. Mais aujourd’hui, une autre question prend de plus en plus de place : est-ce que notre façon de manger peut aussi avoir un impact sur l’environnement? Plus simplement, pouvons-nous manger mieux pour soi et pour la planète également?

La réponse est oui. Selon l’ONU, les systèmes alimentaires* représenteraient environ un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre[1]. Autrement dit, ce qu’on met dans notre assiette compte vraiment (pour notre santé et pour la planète).

Et ce qui est intéressant, c’est que les recommandations pour la santé humaine ressemblent souvent à celles pour la santé environnementale.

Plus de végétaux dans l’assiette

On entend souvent que les légumes, les fruits, les légumineuses, les noix et les grains entiers sont des aliments « bons pour la santé ». En effet, les études montrent qu’une alimentation plus végétale est associée à une meilleure santé du cœur, une meilleure gestion de la glycémie et un risque réduit de maladies comme le diabète de type 2 et l’hypertension[2].

Les protéines végétales ont également leur place dans notre assiette. Lentilles, haricots, tofu et pois chiches apportent des protéines, mais aussi des fibres qui aident à la satiété et à la digestion. Et pas obligé de jeter tous nos livres de recettes! Remplacer une partie de la viande par des haricots dans un chili ou une sauce à spaghetti avec des lentilles sont des solutions simples, mais qui ont déjà un impact.

Mais côté environnement, qu’est-ce que ça dit ?

Quelques chiffres parlants

Produire 1 kg de bœuf peut demander environ 15 000 litres d’eau, alors que les légumineuses tournent souvent autour de 4 000 litres ou moins par kilo[3]. Même chose côté prix : le prix au kilo des légumineuses est quasiment tout le temps moins élevé que celui de la viande (jusqu’à 8 fois moins!)[4].

Pour les fruits et légumes, mais aussi les autres aliments, privilégier les produits de saison et locaux quand c’est possible aide aussi à réduire le transport et l’énergie nécessaires à leur production. Par exemple, des bleuets du Québec en été n’ont pas le même impact environnemental que ceux importés des États-Unis en hiver (et ils sont bien meilleurs 😉).

Et les aliments ultra-transformés dans tout ça ?

Les aliments ultra-transformés sont pratiques, mais lorsqu’ils deviennent la base de l’alimentation, ils remplacent souvent des aliments plus simples et nutritifs.

Plusieurs études associent leur consommation élevée à un risque accru d’obésité, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires[5]. Sur le plan environnemental, ils demandent aussi plus d’emballages et de transformation industrielle.

Ce n’est pas une question de les éliminer, mais de leur laisser une place plus raisonnable.

Faire mieux, sans viser la perfection

La nutrition durable n’est pas une mode ni une règle stricte. C’est une façon plus simple et réaliste de penser à l’alimentation. Ajouter un repas végétarien par semaine, cuisiner un peu plus ou augmenter la proportion des légumes dans l’assiette peut déjà faire une différence. Finalement, l’objectif n’est pas de devenir végétarien, mais simplement de faire un peu plus de place à ces aliments, car même de petits changements sont gagnants pour notre santé et pour notre planète.

Et si vous souhaitez être accompagné dans cette démarche, nos nutritionnistes sont là pour vous. Elles vous aideront à trouver des solutions simples, adaptées à votre réalité et à vos habitudes de vie. Chaque petit changement compte, et il n’est pas nécessaire de tout transformer d’un seul coup pour faire une différence.

Article rédigé par Lucrezia Cavalli, Dt.P.


[1] Crippa, M., Solazzo, E., Guizzardi, D., Monforti-Ferrario, F., Tubiello, F. N., & Leip, A. (2021). Food systems are responsible for a third of global anthropogenic GHG emissionsNature food2(3), 198–209.

[2] Harvard T.H. Chan. The Nutrition Source (2018, January 16). Diet Reviews.

[3] Eve Beaudin. (22 mars 2017). Scientifique en chef du Québec. 4500 litres d’eau dans mon steak ? Vrai.

[4] Government of Canada, S. C. (2024, January 31). Average Retail Food Prices Data Visualization Tool.

[5] Lane, M. M., Gamage, E., et al. (2024). Ultra-processed food exposure and adverse health outcomes: umbrella review of epidemiological meta-analyses. BMJ, 384(8419), e077310.

Manger mieux, pour soi et pour la planète est un billet publié par Nautilus Plus. Le blogue Nautilus Plus vise à aider les gens dans leur cheminement de mise en forme à travers des articles sur l'entraînement, la nutrition, la motivation, des exercices et des recettes santé.
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