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La diète paléolithique, démystifiée!

Ce régime a été inspiré de la croyance qu’il serait avantageux pour notre santé de nous alimenter comme nos ancêtres de l’ère paléolithique, soit de façon spontanée, selon des besoins qui sont déterminés par nos gènes. De plus, les hypothèses stipulent que ces générations étaient en excellente forme physique et qu’elles souffraient moins de maladies chroniques que de nos jours. Cette diète est essentiellement crue, puisque très peu d’aliments étaient cuits à l’ère paléolithique.

En quoi consiste donc ce régime, dont les propriétés seraient amaigrissantes, énergisantes, préventives et curatives? Les principes généraux sont de manger selon notre faim, en prenant soin d’éviter certains types d’aliments, dont les produits laitiers d’origine animale, les produits céréaliers de même que les légumineuses et les légumes riches en amidon (comme la pomme de terre, par exemple). Il s’agit donc d’un régime qui fournirait seulement 22 à 40 % des calories sous forme de glucides (vs nos besoins qui sont de 45 à 65 %), 19 à 35 % des calories sous forme de protéines (vs les besoins qui sont de 10 à 35 %) et 28 à 47 % des calories sous forme de lipides (vs les 20 à 35 % dont nous avons besoin).

Les gens peuvent être motivés à entreprendre ce régime pour différentes raisons, mais la perte de poids et le sentiment d’avoir plus d’énergie semblent être des attraits majeurs. Sont-ils conscients que ces régimes hypoglucidiques, bien qu’ils entraînent une perte de poids rapide, sont aussi davantage reliés à une prise de poids plus marquée après environ six mois? Qu’un apport réduit en glucides dans un contexte d’entraînement peut contribuer, au contraire, à des baisses d’énergie? En effet, les glucides sont essentiels pour une bonne récupération de l’organisme suite à une activité physique, puisque ceux-ci permettent la réplétion des réserves de glycogène musculaires et hépatiques (lesquelles servent de carburant à l’organisme pendant l’effort). Pour en savoir davantage au sujet des glucides, je vous invite à lire l’article ‘’Les glucides pour vous donner de l’énergie’’, publié le 24 avril 2012. Aussi, une diète à haute teneur en lipides est associée à une plus grande dépense énergétique allouée à la digestion, ce qui signifie une vitalité amoindrie, de même que des risques plus élevés de voir les taux de mauvais cholestérol sanguin (LDL) augmenter. Dans nos sociétés modernes, nous n’avons guère besoin d’autant de lipides, puisque nous sommes davantage sédentaires, possédons un toit, du chauffage, de même que des vêtements suffisamment chauds, en plus d’avoir un accès très facile à la nourriture (un des rôles majeurs des lipides est d’être un isolant thermique, en plus d’être une réserve d’énergie).

Il faut savoir que plus une diète est riche en aliments diversifiés, plus on arrive à consommer les divers nutriments que notre organisme requiert. D’ailleurs, des archéologues ont réussi à démontrer à partir des isotopes que les peuples d’hommes de Neandertal qui mangeaient une plus grande diversité d’aliments avaient une plus grande longévité que les autres peuples.

Est-il vrai de penser que les hommes de l’ère paléolithique étaient réellement en meilleure santé que nous ? Est-ce que les chercheurs ont considéré le fait que la plupart des maladies chroniques de notre époque apparaissent à un âge qui peut excéder la longévité des hommes préhistoriques?

Et vous, qu’en pensez-vous?

Par Marilyne Petitclerc et Audrey-Ann Lemay, stagiaire en nutrition

Références :

  • HOCKETT, B. et HAWS, J. (2003). Nutritional Ecology and Diachronic Trends in Paleolithic Diet and Health. Evolutionary Anthropology, vol. 12. (p.211-216).
  • BARIBEAU, H. (2005). Régime paléolithique. Site de Passeport Santé. [En ligne]. http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/Regimes/Fiche.aspx?doc=paleolithique_regime (page consultée le 15 oct 2012).
  • CORDAIN, L. et autres. (2002). The paradoxical nature of hunter-gatherer diet : meat based, yet non-atherogenic. European Journal of Clinical Nutrition. (p.42-52).

Auteur
Marilyne Petitclerc

Détentrice d’un baccalauréat en nutrition de l’Université Laval, Marilyne est nutritionniste chez Nautilus Plus depuis 2010. Passionnée de saine alimentation et de nutrition sportive, elle anime également des ateliers culinaires et des conférences. Marilyne utilise beaucoup l’approche de l’alimentation instinctive et le modèle de l’alimentation méditerranéenne avec ses clients. De plus, elle a participé à des formations sur l’alimentation vivante avec l’Institut Hippocrates. Maryline a participé au demi-marathon des Deux-Rives de Québec en 2010 et 2012 et a pris part au super défi des escaliers de Québec en juin 2012. Elle fait également partie d’une ligue d’Ultimate Frisbee, en plus de s’entraîner régulièrement dans la succursale Nautilus Plus où elle travaille.


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